13ème édition du Festival de Luchon

Festival-de-Luchon

13ème édition du Festival des créations télévisuelles de Luchon, du 9 au 13 février 2011  

Pour la deuxième année consécutive, les étudiants en Master 2 du Centre de traduction, d’interprétation et de médiation linguistique (Cetim) de l’université de Toulouse Le Mirail ont participé au festival des créations télévisuelles de Luchon (31) en adaptant en français des œuvres audiovisuelles de langue espagnole. Cette année, ce sont seize étudiants encadrés par leur professeur qui ont sous-titré plus de 260 minutes de film. Le projet s’est inscrit à part entière dans le cursus des étudiants.

 

Festival de Luchon (17)

Vue sur la montagne depuis « Le village » des festivaliers.

 

Les films sous-titrés :

La Señora : drame, 2008, Espagne. Un épisode de 70 mn. Série télévisée suivant les habitants d’une petite ville d’Espagne dans les années 20.

Estados Alterados : série humoristique, 2008, Espagne. Deux épisodes de 21 mn chacun. La vie quotidienne d’un cabinet d’avocats madrilène.

Paquirri : drame, 2009, réal. S. Calvo, Espagne. Deux épisodes de 75 mn chacun. Téléfilm retraçant les années de gloire du célèbre torero Francisco Rivera Pérez (1948-1984), dit Paquirri. 

La Princesa de Éboli : drame, 2010, réal. B. Macías, Espagne. Prix de la meilleure fiction espagnole. Deux épisodes de 75 mn chacun. Récit romancé de la vie de la Princesse d’Éboli, proche du roi d’Espagne Philippe II.

 

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Une des salles de projection du festival de Luchon (merci à Cécile B. pour la photo).

 

Enjeux du travail fourni par les étudiants :

- livraison de sous-titres de qualité dans les délais impartis ; 
- projection des sous-titres en direct ;
- gestion autonome d’un groupe de 16 individus ; 
- gestion des aléas propres à un festival (arrivage tardif des supports, communication avec les organisateurs).

 

Modalités du travail en classe :

Dès le 9 novembre 2011, Mme Surbezy a réuni ses étudiants pour leur présenter le projet et ses enjeux. Le travail s’est organisé de la manière suivante :

- travail en binôme et/ou individuel de transcription, puis de traduction en vue d’un sous-titrage (impératif de concision de la langue afin de réduire le temps de lecture)

- rédaction pour chaque sous-titreur d’un fichier avec ses sous-titres (passage d’un fichier Word à un fichier Powerpoint, respect de l’impératif de nombre de caractères maximum par ligne, harmonisation des signes typographiques…)

- séances de « filage » en classe entière (à raison de plusieurs heures hebdomadaires) : diffusion du film avec les sous-titres envoyés par le sous-titreur concerné dans le but de vérifier la bonne restitution des dialogues ainsi que l’adéquation entre rythme de parole et rythme des sous-titres, de repérer d’éventuelles fautes d’orthographe, de syntaxe ou de grammaire, et de vérifier le respect des consignes typographiques...

- rédaction individuelle d’une « conduite », véritable « ligne de vie » du sous-titreur lui permettant de se repérer rapidement dans ses sous-titres, de marquer les moments de pause ainsi que les moments où les sous-titres s’enchaînent rapidement.


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Les M2 en plein filage (Cetim, décembre 2010 – février 2011).

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Sur place (du 9 au 12 février 2011) :

Travail en régie : les étudiants se sont relayés aux postes de sous-titrage en « régie » (à côté du projectionniste) dans les différents cinémas concernés. Chaque étudiant assis au poste de sous-titrage (un écran avec le film tel qu’il est diffusé en temps réel dans la salle ainsi qu’un ordinateur avec le Powerpoint contenant les sous-titres) était chargé de les « envoyer » au bon moment en les faisant défiler manuellement. Ce travail représentait environ 25 minutes par étudiant. 

 Régie

Étudiantes en régie.

En salle : les étudiants qui n’étaient pas en régie s’appliquaient à visionner les films en conditions réelles (dans la salle de cinéma). Ils étaient alors chargés de repérer les éventuelles fautes d’orthographe et/ou fautes dans la « temporalité » des sous-titres (sous-titres apparaissant trop tard ou trop tôt) et  de « prendre la température » de la salle (noter des remarques concernant la réaction du public : compréhension de l’humour, temps de lecture suffisant…).

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Une partie des étudiants accompagnée de Mme Surbezy avant la projection de La Señora au cinéma Rex de Luchon.

 

 Travail de clôture : 
- réunion de débriefing avec Mme Surbezy : appréciations de groupe et remarques individuelles
- prise en compte du retour des professionnels et du public 
- prise en compte des corrections à apporter aux fichiers Powerpoint
- rédaction d'un rapport, bilan de l'expérience. 


Gestion du projet :
Les étudiants ont assumé la responsabilité du bon déroulement du sous-titrage ainsi que de l’organisation logistique. Diverses mesures ont été prises en ce sens :
- désignation de coordinateurs (au nombre de 5)
- rédaction d’un Google doc (document accessible en ligne et modifiable en temps réel par tous les destinataires) avec toutes les informations nécessaires (suivi de l’avancée du projet, horaires et lieux des diffusions des œuvres sous-titrées, organisation du covoiturage et de l’hébergement…)
- sur place : distribution équitable des tickets de restauration quotidiens, centralisation des factures de transport et d’hébergement (en mobil-home dans un camping voisin ainsi que chez une sympathique habitante) en vue d’un remboursement.

 

 Articles 6980  Pass Luchon    

 

Photos : la mairie de Luchon aux couleurs du festival et mon "Pass privilège".

 

 

 

Bilan : 
- Satisfaction des spectateurs et des organisateurs du festival (équipe « agréable, dynamique et    professionnelle »). 

- Préparation à des conditions réelles de travail pour de futurs sous-titreurs.
- Apprentissage de la gestion d’un projet étape par étape.
- Occasion pour les étudiants d’assister à la diffusion d’œuvres audiovisuelles inédites et de       participer à un  festival d’envergure internationale.

 

    Une fois les sous-titres envoyés par chacun, il ne nous restait plus qu'à choisir les téléfilms que nous voulions voir (pas mal de déceptions pour moi) avec notre Pass. Nous avons aussi pu croiser des "personnalités du petit écran" (je peux maintenant dire que je me suis retrouvée nez à nez avec Nelson Monfort) ou des personnages plus intéréssants comme Jorge Semprun —écrivain et scénariste espagnol déporté à Buchenwald— venu présenter un téléfilm adapté de sa vie qui sera prochainement diffusé sur une chaîne publique. Le tout s'est clos dimanche midi par un pic-nic en montagne, les méninges encore tout emberlificotés par une nuit arrosée de champagne M6 gracieusement mis à disposition par les organisateurs du festival.
Un excellent souvenir pour tous!

                                              Articles 7043

Les étudiants de la promo 2010-11 lors de la soirée de clôture des bénévoles du festival de Luchon, 12/02/11.

 

 

 

univ toulouse le mirail

Université de Toulouse le Mirail

Centre de traduction, d’interprétation et de médiation linguistique

 


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